Crise et covid-19 : les Français et leur budget

Une situation économique qui inquiète les Français

A la faveur d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, les Français ont fait part à la rentrée de leurs sentiments sur la menace que continue à faire peser la Covid-19 sur l’économie et la santé.

Si 8 sur 10 se disent soucieux de la situation sanitaire du pays, 1/4 des Français se dit pessimiste sur le sujet de la croissance et 2 sur 10 le sont quant à leur pouvoir d’achat.

La hausse du niveau de l’épargne (+12%) traduit ce sentiment d’insécurité face à demain.

Le même institut de sondage a publié le 8 octobre les résultats de son baromètre mensuel pour Aviva, Challenges et BFM Business et les résultats ne sont pas meilleurs : le moral des Français chute de 13 points avec 81% des sondés défiants quant à l’avenir de la situation économique.

Le sondage montre ainsi un indice de moral économique catastrophique.

Gaël Sliman, patron de l’institut de sondage, conclut : « Le COVID fracasse le moral économique des Français qui attendent désormais des décisions sanitaires tenant compte des conséquences économiques. »

Les mesures prises par le gouvernement cet été

Des mesures avaient été prises par le gouvernement au cœur de l’été, impactant justement le budget des Français.

Les changements au 1er août ont ainsi concerné plusieurs domaines :

Le prix de l’énergie a augmenté : les tarifs de l’électricité ont grimpé de 1,55% pour 24 millions d’abonnés, ceux du gaz, de 1,3%.

Ces hausses doivent se poursuivre au mois le mois pour atteindre 6% en février 2021.

Les intérêts du livret A stagnent : nous l’avons vu, les Français n’ont jamais été si nombreux à constituer une épargne de précaution.

Le livret A demeure la solution privilégiée, parce qu’il fournit une épargne disponible et mobilisable à tout moment.

Mais le taux du livret A demeure à son niveau plancher de 0,5%.

La prime à la conversion : ce dispositif à l’initiative du ministère de la Transition écologique permet l’obtention d’une prime en cas d’achat d’une voiture neuve contre un véhicule ancien ; il avait été renforcé au mois de juin, dans le but de soutenir le secteur malmené par la crise sanitaire.

Si entre le mois de juin et le mois de juillet, 200 000 primes exceptionnelles avaient été octroyées, le barème a été revu en août pour retrouver son niveau initial.

Le budget des Français impacté par la crise sanitaire

De nombreux ménages ont subi et subissent encore l’impact de la crise sanitaire.

Pour certains d’entre eux, différents crédits souscrits au cours de leur vie entravent encore davantage leur budget.

En effet, on contracte un crédit en fonction de certains revenus et ressources, et en fonction des charges déjà présentes dans un budget de fonctionnement mensuel.

Ainsi, il est fortement conseillé de rester dans la limite de 33% de taux d’endettement pour une gestion saine.

Mais une diminution de salaire peut venir mettre à mal cet équilibre, ce qui peut typiquement être un impact de la crise actuelle.

Les crédits finissent par créer un poids trop important de sorties par rapport aux rentrées d’argent.

Par exemple un crédit immobilier pour devenir propriétaire de son logement, puis un crédit travaux pour quelques rénovations, un crédit auto pour l’achat de son véhicule, un crédit conso pour acheter son électroménager…

Lorsque le budget est en déséquilibre, il existe plusieurs façons de l’assainir.

Commencer par supprimer tous les abonnements non essentiels par exemple, et revoir ses divers contrats pour économiser sur les factures d’énergie, internet et téléphonie par exemple, et éventuellement étudier les possibilités d’aides pour payer certaines factures.

Réagir tôt est important pour redresser un budget.

Lorsque diverses mensualités de crédit pèsent de façon trop importante dans un budget, il est possible d’avoir recours à un rachat de crédit consommation.

Le principe est le suivant : rééquilibrer la balance revenus/dépenses en baissant les mensualités de prêts pour éviter une situation de surendettement.

Pour cela, l’organisme de rachat de crédit propose à l’emprunteur de réunir ses prêts en un seul.

Cela fonctionne pour tout type de crédit à la consommation (prêt personnel, crédit renouvelable, prêt auto ou travaux…).

Une fois les prêts regroupés, l’emprunteur a donc un seul crédit, avec un seul taux et une mensualité groupée, mais dont le montant est inférieur au total de ses précédentes échéances.

C’est ce qui permet de retrouver un reste à vivre convenable et de baisser parallèlement son taux d’endettement.

Le rachat de crédits, par la même occasion, allonge la durée de remboursement, et a un coût total plus important.

C’est au mois le mois que l’emprunteur retrouve un peu d’oxygène dans son budget.

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