Malus automobile : comment réussir à s’assurer correctement ?

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Après plusieurs sinistres, un conducteur se verra appliquer un malus.

Cette situation a un impact direct sur l’assurance. Il est complexe de trouver un organisme prêt à assurer un automobiliste à risque.

Le malus peut également augmenter en cas de primes non payées ou de fausses déclarations.

Le bonus et le malus d’une assurance auto peuvent donc aller à la hausse ou à la baisse pendant toute la durée du contrat auto.

Voici comment procéder pour trouver une assurance spécifique lorsque le malus est trop élevé.

A quoi correspond le bonus-malus ?

Chaque année, la cotisation de l’assurance auto est calculée selon le taux de malus ou de bonus.

L’automobiliste assuré doit donc s’attendre à voir sa prime varier en fonction des accidents causés ou subis pendant l’année.

Un historique est en effet conservé qui regroupe tous les événements survenus lors de la dernière année.

Ils servent de référence pour calculer le montant de la prime l’année suivante.

Le malus correspond au nombre d’accidents responsables.

Depuis 1976, ce système récompense les bons conducteurs et sanctionne les mauvais conducteurs.

Chaque nouveau sinistre fait augmenter la prime annuelle de 25 %. Par contre, chaque année sans accident la fait baisser de 5 %.

Il est donc recommandé d’adopter une conduite prudente pour éviter de subir des accidents.

Un conducteur qui sait rester maître de son véhicule aura toutes les chances d’éviter un malus.

Etant donné qu’il n’est pas possible de contrôler le comportement des autres sur la route, les accidents non responsables n’auront pas le même impact.

Rester dans sa compagnie d’assurance d’origine

Avoir un malus important ne signifie pas qu’il faut absolument changer d’assureur. Certes, les primes annuelles vont augmenter mais ce choix est souvent plus judicieux.

En effet, trouver un nouvel assureur avec un malus élevé est souvent complexe. Avant de le quitter, il faut donc réfléchir.

Bien entendu, suite à une résiliation par l’assureur, il faudra trouver une nouvelle compagnie prête à accueillir ce conducteur.

Les assureurs recommandent plutôt de chercher à faire baisser ce malus.

En effet, il sera de nouveau à zéro lorsque le conducteur ne connaît aucun sinistre ou d’accident responsable pendant deux années consécutives.

Cette possibilité est à saisir pour retrouver un tarif plus abordable.

Même si des assureurs spécialisés dans les conducteurs malussés existent, les conditions risquent de ne pas être avantageuses.

Une simulation grâce à un outil en ligne permet de savoir quelle est la meilleure formule à choisir.

Si les tarifs ont leur importance, conserver de bonnes garanties est également préférable.

Les documents utiles pour souscrire une assurance

Pour pouvoir souscrire rapidement un nouveau contrat d’assurance, tout conducteur malussé va devoir prévoir les documents indispensables.

Seul un dossier complet permet de signer avec une nouvelle compagnie d’assurance.

Dans ce cadre, les éléments suivants doivent être réunis :

  • Le certificat d’immatriculation ou la carte grise
  • Le relevé d’information faisant mention des sinistres connus tout au long de la vie de l’ancien contrat d’assurance
  • Le permis de conduire
  • La pièce d’identité
  • Un relevé d’identité bancaire et le mandat SEPA dûment signé

A partir de ces informations, la nouvelle compagnie d’assurance va effectuer une proposition de tarif.

Elle prend en effet compte du niveau de bonus et de malus du conducteur.

Des tarifs revus à la hausse

Avant de solliciter une compagnie d’assurance, les conducteurs avec un malus doivent savoir que la prime mensuelle sera revalorisée.

En général, elle est nettement plus élevée que pour les contrats d’assurance auto classiques.

Un historique de sinistres va avoir un impact sur des assureurs qui sont prêts à accueillir ses conducteurs mais avec un tarif assez élevé.

Malgré tout, l’assurance auto reste obligatoire, même pour les personnes malussées.

Le Code des assurances stipule en effet que chaque véhicule à moteur doit être assuré.

Il n’est donc pas question d’oublier cette réglementation. Depuis le 1er janvier 2019, les forces de l’ordre peuvent consulter le Fichier des Véhicules Assurés.

De cette façon, lorsqu’un conducteur n’est pas assuré, les sanctions seront lourdes.

Il est donc préférable de trouver une assurance auto pour malussés dans les plus brefs délais. De cette façon, le conducteur concerné va pouvoir reprendre le volant.

Il aura l’assurance de pouvoir se déplacer tout en respectant la loi.

Comparer et trouver un assureur pour malus

Les conducteurs avec malus se multiplient. Certaines compagnies d’assurance ont donc décidé de se spécialiser dans ces assurances auto pour malussés.

Elles se composent des garanties de base à un tarif accessible à tous, ces offres peuvent correspondre à tout profil d’automobiliste.

Pour calculer une prime d’assurance, le coefficient en fonction d’un bonus-malus classique est de 1.

Ensuite, le coefficient malus peut se situer entre 1,25 et 3,50. Plus le coefficient est élevé, plus les majorations de la prime seront élevées.

Utiliser un comparateur d’assurance en ligne permet de recevoir un devis personnalisé.

Ces devis peuvent ensuite être comparés pour trouver le meilleur rapport entre qualité et prix.

Le montant de la prime a son importance mais aussi les garanties proposées.

A minima, elle doit proposer la garantie responsabilité civile. Les garanties supplémentaires permettent de couvrir les situations qui peuvent être connues par un automobiliste.

Faire appel au Bureau Central de Tarification

Etant donné que la loi oblige tout conducteur à posséder au moins une responsabilité civile.

Lorsqu’aucune compagnie ne consent à proposer une assurance automobile à un conducteur malussé, il peut saisir le Bureau Central de Tarification.

Cet organisme se charge donc d’intervenir auprès des assureurs pour trouver une solution.

Lorsque deux refus ont été reçus de la part d’assureurs, une personne avec un malus important peut se tourner vers le BCT.

Il dispose de 15 jours après ces refus pour engager cette procédure.

Le Bureau Central de Tarification prend alors prendre contact avec un assureur pour qu’il accepte ce nouveau client malgré son profil.

Dans le même temps, cet organisme décide de la prime annuelle.

Si elle reste en moyenne plus élevée que dans des contrats classiques, cette procédure évite qu’elle atteigne des plafonds exagérés.

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