Avoir un toit est un bien fondamental pour l’homme, mais aussi un droit. Si presque tous les Français ont de quoi se loger dignement, beaucoup parmi eux sont simplement locataires.

Pourtant, l’argent dépensé chaque mois pour payer un loyer serait mieux utilisé et capitalisé s’il pouvait servir à acquérir sa résidence principale. C’est pour cela que l’accession à la propriété via le crédit immobilier est très habituelle dans les économies développées.

Mais si un fonctionnaire titulaire peut emprunter sans trop de problèmes auprès d’une institution bancaire, ce n’est pas le cas de tout le monde. Indépendants, salariés du privé quelquefois même, familles très nombreuses, intérimaires, chômeurs ou personnes soumises à un interdit bancaire : autant de situations délicates où emprunter pour acheter une maison devient difficile.

Voyons donc quelles sont les méthodes à explorer pour avoir une chance de concrétiser son projet…

Quel interlocuteur privilégier ?

Si vous êtes le client d’une banque de famille, avec une fidélité peut-être multi-générationnelle, tournez-vous d’abord avec elle. Un conseiller qui vous connaît vous ainsi que vos comptes, une agence honorée par des relations de longue date seront davantage incités à se montrer humains et réceptifs.

Mais l’issue d’un dossier « spécial » est toujours incertaine, d’autant plus que certaines banques ne prennent vraiment jamais aucun risque.

En revanche, si vous êtes régulièrement à découvert ou avez des rapports tendus avec votre banquier, évitez d’emblée cette solution. Contacter une enseigne concurrente souhaitant volontiers domicilier vos comptes ne serait d’ailleurs pas beaucoup plus efficace.

L’idéal est de se tourner vers un courtier en crédit immobilier à Paris ou ailleurs. De par son métier, celui-ci sera à même de brasser les meilleures offres de prêt du moment, les faisant descendre au plus bas grâce au volume brassé. Les courtiers s’appuient de plus sur des critères légèrement différents de ceux privilégiés par de nombreuses banques. Ainsi, il n’est pas rare de voir des banquiers ne pas prendre en considération les ressources financières versées par la Caisse d’allocations familiales.

Pourtant, le risque pris en tenant compte des allocations familiales de base d’une famille très nombreuse est à peu près inexistant. Il en était de même il n’y a pas si longtemps encore au sujet des APL pour les propriétaires primo-accédants.

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, chaque situation délicate ou particulière appelant ses propres spécificités que la plupart des courtiers (en ligne ou non) sont habitués à gérer.

Dans tous les cas, sollicitez toujours plusieurs (au moins trois) prêteurs potentiels, histoire de pouvoir comparer leurs offres et, éventuellement, faire pression. Tout en ayant davantage de chances de parvenir à vos fins.

Les éléments auxquels faire attention

Outre l’interlocuteur, il faut encore prendre les devants pour avoir une chance d’obtenir gain de cause. La première chose à assimiler, c’est de ne jamais viser un taux d’endettement supérieur à 33 % de ses ressources financières mensuelles totales.

Si certains de vos revenus sont menacés à court ou moyen terme, vous pourriez par prudence viser un taux légèrement inférieur. En effet, il faudrait éviter de se mettre dans une situation de surendettement pouvant devenir difficile à gérer, avec éventuellement une banqueroute au bout du chemin…

Du moment où vous avez pris la décision d’emprunter pour devenir propriétaire ou investisseur, réduisez vos dépenses et ayez une gestion irréprochable de vos comptes en banque. De fait, la plupart des prêteurs regarderont vos relevés bancaires des trois derniers mois au minimum.

Alors autant manifester l’absence de tout découvert et un sens accru de l’économie, avec si possible un surplus à mettre de côté à la fin de chaque mois !

De même, un dossier bénéficiant de cautions solidaires, comme cela peut d’ailleurs exister dans le monde de la location, met des chances supplémentaires de son côté. Bien sûr, cela concerne avant tout les personnes pouvant compter sur des membres de leur famille aux revenus sûrs et réguliers.

Ce sont le plus souvent les parents, voire les grands-parents, qui sont choisis pour jouer ce rôle, à condition – évidemment ! – qu’ils l’acceptent. Une autre garantie à offrir à l’organisme prêteur est l’hypothèque, mais au risque de vous retrouver démuni de votre bien immobilier en cas de pépin… C’est donc un choix à peser et à mûrir longuement !

Terminons enfin par le commencement, ou du moins le b.a.-ba : ne voyez pas trop grand et soyez réaliste. Cela signifie que vous devez vous orienter vers un bien en adéquation avec votre budget.

Envisagez également sérieusement d’éventuels travaux ou mauvaises surprises pouvant vous coûter de l’argent peu après l’acquisition… Ça n’arrive pas qu’aux autres ! Cela dit, les taux baissent de nouveau : c’est le moment de passer à l’action !

 

Comment obtenir un crédit immobilier quand on est dans une situation délicate ?
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Mathieu BLEUET
Mathieu BLEUET

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